Exposition à l'Espace de la Calende, Rouen, du 6 juin au 31 juillet.
ITW dans le fabuleux "JeanMarie Magazine" du mois d'avril sur ma mission aux
Iles Kerguelen....!
Réalisation pour Actes Sud de la vignette de couverture du "Prix des Boîtes" de Frédéric Pommier.
Exposition à St-Malo, galerie "Les artistes & la mer" du 22 décembre au 15 janvier.
Remise du Prix Place de Fontenoy le 18 octobre à Paris.
Le Prix Place de Fontenoy est attribué par l’Association des administrateurs des affaires maritimes. Le prix s'est d'ailleurs dénommé "Prix des
Administrateurs des Affaires Maritimes" jusqu'en 2008. Le Prix Place de Fontenoy récompense chaque année un ouvrage, une oeuvre artistique ou culturelle qui donne à mieux connaître la mer et les
gens de mer.
Les administrateurs des affaires maritimes constituent un corps d'officiers de carrière de la Marine nationale. Ils participent à la conception, à l'élaboration et à la mise en oeuvre des
politiques publiques maritimes.
Il y a deux ans, Marie Detrée a été sacrée peintre officiel de la Marine. Depuis, elle court les océans, laissant à la postérité de magnifiques carnets de voyage. Pendant quatre mois, elle a embarqué à bord du Dixmude, le porte-hélicoptères de la Marine nationale.
Mercredi 25 juillet, 15 h 30. Marie Detrée, 38 ans, pose sac à terre dans le port militaire de Brest après quatre mois passés à bord du Dixmude, porte-hélicoptères de la Marine nationale qui remplace la Jeanne-d'Arc. La jeune femme est visiblement émue. Elle vient de retrouver sa famille et son fils de 12
ans. «On est parti sous Sarkozy et on revient sous Hollande, plaisante-t-elle. Ça fait tout drôle. À bord, j'étais un peu coupée du monde extérieur. Je l'ai bien vécu. Une petite désintoxication
à internet, aux mails et au portable n'est pas pour me déplaire». Dans le carré des officiers, Marie Detrée prend le temps d'ouvrir ses cartons à dessins. À l'intérieur, 180 gouaches et encres
réalisées de Djibouti à Rio en passant par le Cap de Bonne Espérance et Abidjan. Tous ces instantanés de vie, de portraits et de paysages qui ont charmé sa rétine et qu'elle a voulu
immortaliser.
Elle a vu naître le Dixmude
L'ambiance des ports l'a captivée. «Surtout les quais africains qui grouillent d'activité. J'aime cette ambiance rectiligne, quasi industrielle qu'une petite touche
de couleur ou une animation intense peut troubler».
Le Dixmude prend bien évidemment une large place parmi ces nombreux croquis de voyage. «Je l'ai vu
naître aux chantiers STX de Saint-Nazaire, poursuit-elle. J'ai suivi toute sa construction. J'ai donc voulu être de ce voyage inaugural pour le peindre sous
toutes ses coutures». Dans le local aviation, elle montre aussi volontiers l'emblème du bateau qu'elle a eu l'honneur de peindre. En revanche, plus aucune trace des nombreux portraits des hommes
d'équipage réalisés à bord. «Je les ai tous donnés aux principaux intéressés. C'était ma contribution à ce voyage, ainsi que les cours de dessin que je dispensais
le soir».
Une artiste en uniforme
La démarche artistique de Marie Detrée va bien au-delà des mers. Elle a pris beaucoup de plaisir à flâner dans les rues des villes où le Dixmude faisait escale mais aussi dans l'arrière-pays, qu'elle explorait quand elle avait le temps.
Dans son sac à souvenirs picturaux, elle a ramené, entre autres, une copie d'une étiquette de canette de bière djiboutienne, des scènes de marché colorées, une
gouache représentant la route des Vins près du Cap, en Afrique du Sud.
À bord, en tant que peintre de la Marine, Marie Detrée, était soumise aux mêmes règles que le reste de l'équipage. «Je portais
l'uniforme, j'étais présente à l'appel du matin et j'adoptais le salut réglementaire. En revanche, quand j'embarque je ne touche pas de solde. Je ne vis pas la hiérarchie comme les autres. Les
contacts sont plus simples, du commandant au matelot».
Quand elle étudiait à l'École nationale des Beaux-arts de Paris, Marie était à mille lieues d'imaginer qu'un jour elle exercerait ses talents sur le pont d'un navire
de guerre. «Les choses ne sont pas si antinomiques se défend-elle à présent. De tout temps, des artistes ont été embarqués à bord des vaisseaux pour croquer les nouvelles terres explorées, les
plantes et les animaux. Notre présence n'est pas du tout incongrue à bord. De plus, je suis issue d'une famille de marins. Mon père a navigué longtemps au commerce, à la Delmas sur les côtes
d'Afrique». Sa vie d'artiste a bien changé depuis le jour où elle a été autorisée à apposer près de sa signature une petite ancre, le signe distinctif des peintres de la Marine. «Ce statut m'a
été décerné après une exposition au Salon de la Marine, en avril 2010. Jamais en tant que civil je n'aurais pu faire ce que j'ai fait. L'an dernier, par exemple, j'ai pu installer mon chevalet
aux Kerguélen, c'était magique !»
Didier Déniel Le Télégramme.
Aux Dominicaines à Pont-l'Evêque, du 16 juin au 23 septembre :
"At the heart of progress",
images industrielles de la collection de John P. Eckbalt, regards croisés avec les images contemporaines de l'industrie normande.
Exposition collective avec les peintres officiels de la Marine au Musée de la Mer de Paimpol, du 14 avril au 30 septembre.
Voici mes deux premiers timbres, dessinés pour les TAAF et représentant l'Ile Longue aux Kerguelen. Leur sortie officiel aura lieu à Epernay le 15 avril, avis aux collectionneurs!
A Clermont sur l'Oise, du 31 mars au 22 avril, des objets exceptionnels seront présentés dans le cadre del'exposition "Voyages Polaires" : maquettes de bateaux, photographies exclusives, cartes anciennes… L’exposition accueillera les œuvres de trois artistes peintres amoureux de la mer : Jérôme Couasnon, Yannis Markantonakis, Marie Détrée, peintre officielle de la marine. En marge de l’évènement, seront organisées des conférences à propos de La Pérouse, du voyage en ballon de Jean Louis Etienne au-dessus du pôle nord, de la construction du bateau "Pourquoi pas ?" de Charcot.
42ème Salon de la Marine, du 2 décembre au 8 janvier 2012.
Tous les deux ans, le Salon de la Marine offre à ses visiteurs une échappée nautique vivifiante au coeur de Paris. Océans et rivages, le thème est multiple, sans
cesse renouvelé, inépuisable. Dessins, gouaches, aquarelles, huiles, acryliques, pastels, estampes, photographies et
tapisseries conjuguent ainsi la mer, les marines et les marins. Dans une grande liberté de style et d’inspiration, la grande diversité des talents exposés donnent
force et réalité à cette célébration marine.
Pour cette 42e biennale, ils sont 153 exposants : 110 artistes, amateurs ou professionnels sélectionnés par le Jury, et 44 peintres officiels de la Marine. Un
hommage sera rendu à quatre de ses sociétaires récemment disparus : Paul Ambille, François Baboulet, Marc Monkowicki et Michel Tesmoingt.
2011, année des outre-mer. De leurs escales ultramarines sous toutes les latitudes, quatorze peintres officiels de la Marine en mission ont rapporté un splendide témoignage, empreint d’une inspiration et d’une émotion particulières. En 70 oeuvres réunies, au coeur du 42e Salon de la Marine, une rencontre émouvante et authentique avec cette France des trois océans, Atlantique, Pacifique et Indien, riche de la diversité de ses douze territoires.
Exposition à Nice, du 7 au 22 octobre, chez "Yann, objets de Marine".
Du 17 septembre au 1 novembre, exposition à St-Malo, à la galerie "Les artistes & la mer", "De l'Archipel des Kerguelen au Port de St-Malo", souvenir de mon périple dans les mers australes en janvier-février de cette année à bord du PA Albatros.
Festival "Courants d'ere" à St-jean Cap Ferrat.
De retour des TAAF..voici quelques liens...et une exposition "éclair" au siège des TAAF à St-Pierre de la Réunion...!
Culture- Les Taaf croquées pour la première fois par un peintre officiel de la Marine
© Bernard BIGER / STX Europe
Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Marie Détrée est devenue peintre officiel de la Marine depuis avril dernier. Celle qui vit et travaille dans la Manche peint et dessine au gré de ses embarquements ou de ses pérégrinations dans les ports. Passionnée de bateaux, l’artiste a décidé cet automne de se rendre dans un port phare de la côte Atlantique afin de témoigner de la naissance d’un navire. «Un bateau gris de surcroît» s’enthousiasmait-elle…
Quelles raisons vous ont poussée à venir sur le chantier du Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC)
Dixmude ?
- Marie Détrée : Mon idée, c’était de suivre la construction d’un bâtiment de la Marine. Renseignements pris, j’ai su que le Dixmude était en cours de construction. Même si j’arrive un peu tard, ça fait 10 mois que le chantier est réellement lancé et j’ai raté la pose symbolique du premier bloc, c’était à mes yeux important d’aller peindre ce géant des mers. J’en suis à mon deuxième séjour ici à Saint-Nazaire. Ma première gouache, je l’ai réalisée dans les bureaux de la Marine qui se trouvent à proximité de la cale sèche où se construit en ce moment le Dixmude. J’ai réalisé cette gouache au chaud à cause de la pluie ce jour là. J’ai d’emblée voulu peindre le bateau dans son environnement, dans sa cale avec les grues et les échafaudages, le tout baigné par une lumière grise.
Que vous inspirent les chantiers STX, et plus globalement Saint-Nazaire ?
- Ce qui est sûr c’est que je suis plutôt habitué aux lumières de la Manche où je réside ou à celles du nord de la Bretagne. C’est en venant sur
le chantier du Dixmude que j’ai fait la rencontre de Saint-Nazaire. Cette ville, meurtrie par les bombardements de la seconde guerre mondiale et reconstruite à la hâte, a beaucoup de
charme malgré ses blessures. Cette ville est pour moi une source d’inspiration inépuisable grâce à ses nombreux éléments et vestiges industriels. En même temps, c’est coloré, ce qui confère à
l’ensemble une ambiance portuaire dont je suis fana.
Dans votre travail artistique, vous vous êtes également intéressée aux hommes du chantier ?
- Et aux femmes ! J’ai ainsi réalisé une gouache en forme de clin d’œil à l’équipe qui travaille
ici. C’est une vue lors d’une réunion de chantier dans le radier du Dixmude. C’est une peinture symbolique mais j’ai voulu réunir les différents intervenants du chantier. Il y a la
Marine nationale bien évidemment au centre, STX le constructeur et la DGA. Cette peinture s’est imposée pour des raisons pratiques. Le radier, c’est l’un des rares endroits en intérieur où il y a
de la lumière naturelle. Vous savez, peindre un BPC en construction çà n’est pas évident… En intérieur, ce ne sont que des lumières avec des néons, on ne voit pas grand-chose. Ce jour là le
radier du Dixmude était baigné par une belle lumière. J’ai pu ainsi jouer sur les ombres chinoises…
(EXTRAIT COLS BLEUS, bi-mensuel de la Marine n°2959)
Propos recueillis par Stéphane DUGAST
Gouaches : © Marie DETREE
Retrouvez-moi au Salon Nautique sur le stand "Coté Ouest" le 4 & 5 décembre à Paris!
A Lorient, du 11 au 12 décembre au Salon du Livre de Mer...!
Marie Détrée, peintre officielle de la marine, nous propose chez Glénat sa Grande ménagerie du bord. Un joli petit livre qui nous plonge dans l’univers imagé des marins et des bateaux, où, depuis la nuit des temps, les animaux ont toujours eu une place à part.
Cette ménagerie pourra sembler quelque peu pittoresque aux non-initiés. Les habitués de la grande bleue, de ses hommes et de ses embarcations ne seront pas étonnés, eux, de trouver dans le bestiaire de la peintre de sacrées bestioles.
Ils ne trouveront rien à redire qu’un chien jaune (directeur du pont d’envol) aboie lorsqu’il aperçoit dans le ciel des dauphins, des alouettes, des frelons, ou autres lynx (des hélicoptères) conduits par des hiboux (pilotes spécialisés dans les appontages de nuit). Ils ne s’effraieront pas de cette fascinante bête noire (un sous-marin) qui emprunte le goulet de Brest. Et ils ne s’étonneront pas de cette abeille (remorqueur) qui tire une frégate, ce drôle d’oiseau de grande envergure (mais également navire de guerre).
Quand aux longues oreilles (le lapin, mais également le navire-espion de la marine, le Dupuy-de-Lôme), il devra faire gaffe au renard (tableau de présence des officiers à bord) qui, repu, pourra aller faire un petit dodo dans sa caille (bannette, c’est-à-dire la couchette).
Les textes sont bien faits. Ils nous apprennent tout ce que nous devons savoir sur ces drôles d’animaux, tant d’un point de vue étymologique que littéraire et maritime. Les peintures, elles, collent au(x) sujet (s). Marie Détrée a l’art de capter les ambiances et les gestes pour les restituer dans un dessin précis aux très belles couleurs. Une peinture réaliste qui invite au voyage et à la découverte. Accompagné, bien sûr, de son animal favori.
Yann BESSOULE
La grande ménagerie du bord – Marie Détrée – Glénat – 25€ TTC
Signature à la galerie "Les artistes & la mer" les 28 et 29 octobre,à St-Malo, lors des préparatifs de la Route du Rhum!
Remise officielle de l'insigne des POM dans la cour d'honneur de l'Hotel de la Marine, le 12 juillet...en T22,et par 30°!
A écouter sur France Inter, dans l'émission de V.Josse "Esprit critique", un reportage de Frédéric Pommier, le vendredi 21 mai à 9h00!
...et le 23 mai dans le "Crumble" de Marie Pierre Planchon...